Logo de L'Atelier JML en arts visuels et méditatiques avec le nom de l'artiste, Josée Marie-Lise Robillard et ses spécialités artistiques.

Genre artistique

Je refuse de me cantonner officiellement dans un seul mouvement artistique. Mais, essentiellement, je m’inscris dans l’incohérent, le brut, le naïf ou l’actuel, car ces genres rejoignent autant mon processus créatif, ma vision de l’art que ma personnalité. En ce qui concerne mon médium de prédilection, la photographie, ma pratique relève surtout du journalisme et du documentaire sans toutefois s’y limitée.

 

L'art incohérent

 

Les membres des incohérents remettaient en cause les Salons de l’art officiel en admettant toutes les œuvres, même celles « des gens qui ne savent pas dessiner ». Aussi, ce mouvement cherchait à surprendre ou à faire rire avec des parodies et des calembours.

 

La nature anticonformiste des incohérents me caractérise très bien, car je remets en question les dogmes académiques en refusant volontairement de m’y modeler quand bon me semble. D’ailleurs, je ne prétends pas maîtriser avec virtuosité toutes les spécialités que je pratique. Mais, l’intention plastique est là. C’est ce qui compte le plus à mon avis. De plus, j’apprécie les concepts de surprise, de plaisir et d’humour prônés par les incohérents. Toutefois, contrairement à eux, je ne cherche pas constamment à surprendre ou à faire rire mon public. Souvent, c’est moi qui suis surprise par un résultat inattendu lors du processus créatif, ce qui m’amuse.

 

L'art brut

 

L’art brut, né dans les asiles psychiatriques, est parfois qualifié d’art des révoltés parce qu’à ses débuts il était pratiqué par des anarchistes ou des autodidactes rejetés par la société. À cela s’ajoute un côté obsessionnel, et un autre qui tient du génie, qui se voient facilement dans les créations. Le brut exprime l’inconscient et peint l’ombre plutôt que la chose, et ce, sans se soucier du regard des autres. Il est libre de toute convention.

 

Je suis obsessive-compulsive en plus d’avoir un trouble d’adaptation avec humeur anxieuse qui provoque des crises de panique. J’ai été hospitalisée plusieurs semaines à cause d’une dépression profonde. De plus, j’éprouve beaucoup de difficultés à m’intégrer dans les cercles sociaux pour diverses raisons. Par exemple, je dis franchement et directement ce que je pense, ce qui déplaît puis provoque mon exclusion. Aussi, une part considérable de mon apprentissage est autodidacte. J’évite même de lire ou de voir les œuvres de certains artistes pour éviter de les pasticher. Avec l’acceptation des imperfections, j’apprends à lâcher-prise. Mais, il reste encore des obsessions qui me hantent. Je tente de les exorciser via le monde de l’art. Par contre, je fais l’éloge de la médiocrité comme la banalité. Au final, je crée pour moi, librement, d’abord et avant tout, sans me préoccuper de l’opinion des académiciens.

 

L'art naïf

 

L’art naïf est ingénu, innocent, candide. Sa spontanéité enjolive la vie. Il raconte des histoires ainsi que le vécu. D’ailleurs, des anecdotes accompagnent généralement les œuvres naïves. Qui est plus naïf créativement qu’un enfant de moins de 10 ans? L’artiste naïf possède ou retrouve les qualités esthétiques de cette période de la vie. En somme, le naïf utilise le geste artistique des enfants.

 

Pour ma part, je suis régulièrement mes impulsions irréfléchies, voire enfantines, pour capturer des images qui m’émerveillent et pour expérimenter instinctivement de nouvelles avenues. Ces mouvements naturels sincères transparaissent majoritairement dans mes photos. Celles-ci sont alors truffées d’anecdotes qui transforment mes images banales en merveilleux clichés. Là ne s’arrête pas le naïf pour moi. Manifestement, cette esthétique se retrouve aussi dans mes autres disciplines et prospections de manière aussi variée que celles-ci. Dernier point, ma fille cadette, âgée de 5 ans est scolarisée à la maison. Nous créons beaucoup d’œuvres ensemble. Sa participation rend obligatoirement naïf le fruit de notre travail.

 

L'art actuel

 

Et puis l’art actuel est celui qui parle du moment présent, qui se situe dans l’actualité, qui s’exprime avec de nouveaux médiums. Les artistes actuels sont souvent multi et interdisciplinaires. Ce genre poursuit constamment une quête esthétique. Il cherche à donner un sens à la plasticité. Tout réside dans la démarche qu’emprunte le créateur pour atteindre ses objectifs esthétiques comme expressifs. En outre, on y invite le spectateur à se laisser porter par l’émotion que l’œuvre lui inspire. L’art actuel est le prolongement du contemporain qui, lui, découle de l’incohérent, mais sans le sens de l’humour mordant et avec un fort caractère élitiste.

 

Avec toutes les disciplines que je pratique et que je mélange, je suis sans contredis une artiste multi et interdisciplinaire. De plus, j’utilise de nouveaux médiums : appareil photo numérique, logiciels informatiques, imprimante laser, etc. Lorsque je fais appel à une technique ancienne, je l’actualise aux goûts du jour. Puis, je pense que la quintessence de la plasticité se situe dans la démarche et la finalité de celle-ci. Enfin, je prends plaisir à provoquer les émotions ainsi que les réflexions au travers de mes œuvres.