Logo de L'Atelier JML en arts visuels et méditatiques avec le nom de l'artiste, Josée Marie-Lise Robillard et ses spécialités artistiques.

Démarche artistique

La photographie me passionne depuis toujours parce qu’elle offre une fenêtre ouverte sur ce qui était. En ce qui concerne mes vidéos, le stop motion (film réalisé image par image) et la création numérique animée me fascinent à cause de la patience que cela exige. Quant à l’art textile, c’est un héritage de ma mère.

 

Du fait que je détiens des certificats universitaires, j’explore également l’univers de la rédaction créative avec celui de l’édition artistique. En outre, mon intérêt pour l’histoire et l’actualité m’a amené à développer un goût pour le mélange des genres. Aussi, quelle que soit la discipline, j’amalgame souvent les approches, les méthodes ainsi que les médiums anciens ou contemporains que j’actualise librement en fonction de mes besoins créatifs.

 

Évidemment, en raison de mes antécédents universitaires et journalistiques, j’ai besoin de documenter, de témoigner, de raconter et de susciter des réflexions. Cependant, j’aime aussi me laisser guider par l’émotion créative spontanée. Je décide après si je laisse tel quel le résultat mon geste gratuit ou si je lui donne une direction réfléchie.

 

Une personne a profondément marqué ma vision ainsi que ma pratique artistique : mon professeur d’arts plastiques de secondaire V, Lucie Leblanc. Pour elle, une œuvre n’était jamais ratée. Elle avait le don de s’émerveiller devant les erreurs comme les échecs de ses élèves. En quelques mots, parfois suivis de retouches improvisées, elle métamorphosait un navet en chef-œuvre. Son intervention surtout verbale donnait un nouveau sens au travail. De surcroît, elle nous faisait utiliser tout ce qui lui tombait sous la main pour nous amener dans les méandres de la recherche, de l’exploration et de la création.

 

Grâce à elle, ma pratique permet les défauts. De ce fait, je préfère le fruit d’un travail dit « imparfait », mais qui véhicule quelque chose qui m’interpelle aux œuvres « accomplies ». De surcroît, j’apprécie peu le conformisme et la notion « d’ouvrage réussi » : cela me paraît ni intéressant, ni personnel. C’est pourquoi j’accorde plus d’importance à l’intention suivi des concepts derrières mes créations qu’aux techniques « conventionnelles » et aux normes établies.